Il régnait dans les allées du Mipim 2025 une certaine lassitude, comme un sentiment de déjà-vu. Après bientôt trois ans d’incertitudes liées aux politiques monétaires, elles-mêmes ayant succédé au brouillard imposé par la crise sanitaire, les investisseurs continuent de déplorer un manque de clarté, cette fois engendré par des tensions géopolitiques croissantes. Dans un tel contexte, quelle place peut occuper l’immobilier dans leurs allocations ? Éléments de réponse...
Après deux années de flambées inflationnistes et de hausses drastiques des taux d’intérêt, l’environnement macroéconomique semblait finalement se stabiliser à l’été 2024 quand la Banque centrale européenne (BCE) a acté sa première baisse des taux directeurs. Depuis, l’institution a procédé à cinq baisses supplémentaires, chaque fois de 25 pb, la plus récente ramenant le 6 mars dernier le taux de la facilité de dépôt à 2,5 %. « Les services de la BCE anticipent désormais une inflation globale moyenne de 2,3% en 2025, 1,9 % en 2026, et 2,0 % en 2027 », avançait alors l’institution, ajoutant que «la plupart des mesures de l’inflation sous-jacente laissent entrevoir une stabilisation durable de l’inflation autour de l’objectif du Conseil des gouverneurs de 2% à moyen terme». Malheureusement, ceux qui espéraient le retour d’un environnement de marché plus prévisible après les longues années de brouillard ayant suivi la pandémie de Covid-19 seront probablement déçus...
