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La maire de Montréal, Valérie Plante, se retirera à la fin de son mandat en novembre 2025

La maire, dont le mandat est de deux ans et qui est souvent critiquée pour sa politique immobilière, ne se représentera pas
La maire de Montréal, Valérie Plante, a annoncé qu'elle ne se représenterait pas aux élections de novembre 2025. (Christinne Muschi/Bloomberg via Getty Images)
La maire de Montréal, Valérie Plante, a annoncé qu'elle ne se représenterait pas aux élections de novembre 2025. (Christinne Muschi/Bloomberg via Getty Images)

La maire de Montréal, Valérie Plante, a déclaré qu'elle ne briguerait pas un troisième mandat lors des élections de novembre 2025, mettant ainsi fin à un règne qui a suscité de vives critiques au sein de la communauté locale du développement immobilier.

Plante, 50 ans, a déclaré lors d'une conférence de presse mercredi qu'elle n'était "pas en mesure de garantir aux Montréalais le même niveau d'énergie pour quatre années supplémentaires" et qu'elle poursuivrait ses fonctions jusqu'aux prochaines élections de l'automne prochain.

La maire a fait l'objet de critiques cette année en raison d'une forte augmentation des délais moyens pour les permis de construire délivrés par la ville, les temps d'attente moyens passant de sept mois en 2019 à 18 mois en 2023. Pour sa défense, Plante a déclaré dans un entretien à Radio Canada que la ville prévoyait d'accélérer le processus par l'intermédiaire d'un comité spécial composé de promoteurs et d'autres parties intéressées. Elle a également souligné que les arrondissements de la ville ont chacun un niveau élevé d'autonomie et que les faibles niveaux de construction ont été partiellement causés par des taux d'intérêt plus élevés.

D'autres professionnels de l'immobilier ont exprimé leur impatience face au fait que des projets de développement à grande échelle tels que les projets Hippodrome et Bridge-Bonaventure n'ont pas progressé sous son règne.

Les opposants ont critiqué son administration pour avoir acheté des propriétés pour construire des logements sociaux et les avoir ensuite laissées vacantes en raison du manque de fonds, comme le bloc Voyageur, où une proposition récente a été récemment rejetée.

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L’intendance de Plante est peut-être mieux connue des promoteurs immobiliers grâce à son règlement 20-20-20, adopté en avril 2021, qui oblige les promoteurs à inclure des éléments moins rentables dans leurs projets. Les nouveaux développements résidentiels doivent désormais inclure 20 % de logements sociaux, ou d'unités résidentielles appartenant à la ville, et 20 % de logements abordables, où les loyers sont maintenus en dessous de la moyenne du marché local. 20 % des unités doivent également inclure des logements familiaux avec trois chambres à coucher ou plus.

Le système 20-20-20 s'est avéré impopulaire auprès des promoteurs, car une majorité d'entre eux ont choisi d'exercer l'option de payer des frais au lieu de se conformer aux règles.

Les voix immobilières qui critiquent le règne de Plante comprennent le promoteur immobilier très en vue de la Rive-Sud, Luc Poirier, qui a songé à se présenter au poste de député en 2025. Pendant ce temps, d'autres promoteurs comme Mélanie Robitaille, la nouvelle présidente du promoteur montréalais Rachel Julien, a déclaré au journal La Presse plus tôt cette semaine qu'il est "très complexe d'entreprendre des projets" dans la ville de Montréal.

Plante, qui a bloqué les commentaires sur sa plateforme de médias sociaux X cette année, fait face à une poursuite personnelle de la part du promoteur Sarto Fournier, dont le projet de tour résidentielle au centre-ville a été mis en attente après que l'administration de Plante a abaissé le zonage de hauteur à quatre étages.

Fourner a déclaré à CoStar News dans un entretien qu'il n'acceptera aucun règlement et prévoit d'aller en cour.

Plante a d'abord accédé au pouvoir après avoir battu le titulaire Denis Coderre 51% à 45% en 2017. Elle a remporté un deuxième mandat contre Coderre en 2021, gagnant 52 % contre 38 %. Coderre, un ministre fédéral de longue date considéré comme un visage amical pour les promoteurs immobiliers, a déjà occupé ce poste pendant quatre ans à partir de 2013.