Les SCPI françaises poursuivent leur percée outre-Manche, au Royaume-Uni et Irlande, où les deals s’enchaînent. En attestent les deux opérations d’Iroko Zen mises en exergue par Business Immo la semaine dernière : la signature d’une tour de logements étudiants à Portsmouth pour 13,3 M€, soit un rendement initial net de 7,18 %, et l’acquisition du Brinell Building, à Brighton, pour 32,1 M€ HD, soit un taux de rendement de 7,56 % AEM.
Deux opportunités en adéquation avec sa logique d’expansion internationale que la société de gestion s’est empressée de saisir. Une philosophie partagée par bon nombre de SCPI hexagonales, qui ont multiplié les acquisitions sur ce vaste terrain de jeu.
Osmo Energie en fait partie. Après avoir acquis un immeuble de bureaux de 1 530 m² au 26-27 South Mall, à Cork, en Irlande, en novembre, sur le base d’un taux de rendement de 7,2 % (frais et droits inclus), le véhicule de Mata Capital IM a signé sa première opération au Royaume-Uni un mois plus tard. Il a mis la main sur 1 839 m2 de bureaux à Bristol pour 8,8 M€, sans cacher son attirance pour les « marchés les plus dynamiques ayant connu des corrections de valeur importantes », expliquait alors Foulques de Sainte Marie, Managing Director de Mata Capital IM.
Sur le plateau BiTV-CoStar, lors du dernier Mipim, Philippe Cervesi, président de Corum Asset Management, s’est d’ailleurs attardé sur l’appétit des fonds immobiliers français, ou SCPI, pour ce terrain de jeu, en particulier sur le segment 20-40 M€, où la concurrence est moindre et où les prix ont été ajustés plus rapidement qu’en France.
Début janvier, lors de la conférence de presse annuelle de Corum, il disait ceci au sujet de sa stratégie internationale : « « Depuis deux ans, nous avons fait nos courses avec des taux de rendement extrêmement élevés, car il y avait peu de concurrence, mais cette fenêtre de tir risque de se refermer en 2025. Est-ce que ce sera à l’été ? En fin d’année ? Cela dépendra des taux de la BCE, de la FED, de la banque anglaise… (…) À l’avenir, nous prendrons les décisions qui s’imposent. Quoi qu’il advienne, du positif arrive. Si jamais le marché se renforce, que les prix montent avec une recrudescence d’investisseurs, nous aurons la possibilité de vendre. Si ce n’est pas le cas, nous continuerons de profiter de cette fenêtre d’investissement très favorable. »
